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38 - Fragments 48-3

RMI ET EMPLOI

 

Le chômage régresse, l’emploi partiel progresse et le  nombre des allocataires RMI est passé de 422.000 en 1990 à 1.137.000 en 2000. Il tend cependant à se stabiliser, voir à se réduire.

Selon le « Centre d’études de l’emploi », seuls 73 % des bénéficiaires de RMI seraient mieux rémunérés s’ils occupaient un emploi. Une étude a ainsi évalué les salaires auxquels les RMIstes pourraient prétendre en fonction des salaires de ceux qui avaient retrouvé un emploi, puis en s’appuyant sur les caractéristiques d’âge, de diplôme et de sexe de cette population.

Cette simulation a retenu la notion de « revenu potentiel », c’est-à-dire d’un revenu obtenu à long terme, au-delà de la période de transition, mais n’a pas tenu compte des coûts engendrés  par l’occupation d’un emploi (transport, garde d’enfants).

Il apparaît que 73 % des ménages bénéficieraient d’un gain de 1300 francs, portant leur revenu à 5500 francs en moyenne si l’un de ses membres prenait un emploi.

Sur les 27 % restants, aucun gain financier n’est observé, 3 % y perdraient d’ailleurs, « car leur salaire potentiel serait trop élevé pour justifier le maintien du RMI, ce qui occasionnerait en outre une baisse de leur allocation-logement ».

Ces résultats cachent cependant de grandes disparités : 84 % des personnes seules sans enfant, pourraient voir leurs revenus passer de 1900 francs à 4500 francs, mais 43 % des femmes seules avec enfants ne bénéficieraient que d’un gain de 1300 francs.

Il reste que si les déterminants de l’activité ne se résument pas à des motifs financiers, les auteurs de cette étude ont voulu répondre aux « fantasmes selon lesquels les RMIstes n’ont pas intérêt, finalement, de travailler ».


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