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3 - Divers de "Fragments"

 

Archaïsmes monétaires    

 C’est peu dire que notre monde ne tourne pas rond. Alors que jamais les capacités des humains à satisfaire leurs besoins matériels n’ont été aussi grandes, nous voyons se développer le chômage, la pauvreté, l’angoisse du lendemain, la misère. A cela, les causes sont nombreuses, mais chiffres en main, la plus importante et la plus inacceptable est le prélèvement de l’ordre de 1 milliard 200 millions de francs opéré sans justification par le secteur financier sur la société civile. Comment cela se peut-il ? Deux vérités d’évidence sont aujourd’hui plus ou moins volontairement  « ignorées ».

1 - Parce qu’ils sont les créateurs de toutes les richesses réelles, il revient aux peuples et à eux seuls, d’émettre et de réguler le volume de monnaie en circulation, tant pour ce qui concerne la monnaie dite scripturale, utilisée par chèques ou cartes de crédit, que pour les pièces et billets. Pour exercer ce droit, ils disposent de leur Banque centrale ou Institut d’émission.

2 - L’endettement des nations, détentrices en principe du privilège de création monétaire, est une pure hérésie économique. En effet, elles s’endettent comme de simples particuliers alors que les banques exercent par fraude le droit de création monétaire. En  1997, il en aura coûté 251 milliards de francs au contribuables français rien que pour payer les intérêts de la dette nationale de 4000 milliards. Il faut donc sans délai résorber la dette nationale en restituant ses pleins droits à l’institut d’émission. Mais l’Euro dans tout cela, direz-vous ? Et bien, ce qui était exigible au niveau national le sera au niveau européen, sans quoi le système maffieux en vigueur se verra consolidé.

L’Université et la communauté scientifique dont le rôle serait d’éclairer l’opinion publique paraissent baigner avec délice dans le crétinisme ambiant  généré et entretenu par les puissances financières.

Peut-on en même temps faire appel au peuple pour des causes humanitaires et accepter que des centaines de milliards d’argent public s’échappent vers les places boursières ? La Société Générale et Paribas viennent de fusionner, leur bilan annuel : 12 milliards de profit « avoué ». Qui dit mieux ?

Nous vivons encore dans une société primitive séparant les créateurs de richesses réelles des créateurs de monnaie, faisant des premiers les esclaves des seconds. On n’a pas encore compris, bien que déjà énoncée, cette loi élémentaire et fondamentale que productions marchande et monétaire sont conditionnées l’une par l’autre et relèvent toutes deux de la communauté nationale.

Le système en place n’a besoin que du statu-quo pour se maintenir. Le silence n’est pas neutre. Rester indifférent, c’est participer au crime contre la société que constitue l’acceptation des causes de son délabrement croissant.

Il nous faut bien voir, comprendre et agir sur la réalité.  Lorsque nous ne le faisons pas ou le faisons mal, la réalité nous donne la réponse que nous méritons.

Denis Gauci
septembre 1999

 

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