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28 - Fragments 43-2

 

LE MYTHE DU PLEIN EMPLOI

Le chômage est passé sous la barre des 10 %.  La France comptait fin mai 2.371.300 chômeurs dont 880.100 de longue durée

Dès lors, chacun s’accorde à espérer un retour du plein emploi dans une échéance plus ou moins proche. Pourtant il s’avère que le concept de plein emploi utilisé en 2000 ne recouvre plus les mêmes données que pendant les 30 glorieuses (1945-1975)

Dans les années 1960-70, la notion de plein emploi supposait l'existence d'un filet de chômage “ frictionnel ” qui n’excédait pas 3 % de la population active, chômage naturellement incompressible dû au temps nécessaire à l’ajustement entre 2 postes. Or, ce taux de chômage “ structurel ” se situerait  aujourd’hui entre 7,5 % et 8,5 % de la population active

Par ailleurs, ce chômage incompressible ne recouvre plus la même réalité qu’hier, il est entretenu par la précarité et la flexibilité des emplois

Selon le ministère de l’économie, ce taux correspond “ à la limite de l’efficacité des politiques publiques à partir de laquelle la croissance ne réduit plus le nombre des chômeurs ”. Ainsi ce chômage structurel définit un seuil où les efforts financiers pour réduire le chômage sont trop coûteux au regard des gains escomptés

Depuis plus d’une décennie, la multiplication des statuts d’emploi – précarité et mobilité - et la diversification des formes de travail brouillent les frontières entre l’emploi et le chômage au point que des centaines de milliers d’actifs, en position vulnérable, vivent dans le risque d’un passage de l’un à l’autre. La précarité des emplois s’accompagne souvent d’une paupérisation des situations sociales.


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