Accueil "Les Sites Citerriens" >> Yhad-Economie >> Comprendre >> fragments... >> 17

 

 

 

17 - Fragments 37-1

Un système financier frauduleux, onéreux, ségrégationniste, pervers, anti-économique et tyrannique

Le système financier, l’émission, la distribution et la circulation monétaires, sont contestables. Ils n’engendrent pas l'allocation optimale des ressources pour laquelle ils furent établis. Ce système financier est frauduleux , onéreux, ségrégationniste, pervers, anti-économique et tyrannique.

Frauduleux, car les banques secondaires délivrent des crédits à des tiers qu’elles financent par des dépôts à vue qu’utilisent d’autres tiers. Il s’en suit une duplication monétaire, un danger inflationniste.

Onéreux, car pour faire face aux retraits des dépôts à vue de leurs clients, les banques se refinancent auprès de la Banque centrale qui leur achète, en échange, les titres d’endettement -promesses de payer - qu’elles détiennent, moyennant un intérêt.
La cherté de cet intérêt permet de limiter la demande de monnaie des banques - afin de contenir l’inflation - mais elles le répercutent auprès des acheteurs de crédit, ce qui in fine augmente les prix.

Ségrégationniste, car il faut être solvable pour rembourser le crédit ou dégager une croissance supérieure au taux d’intérêt pour en tirer profit.

Pervers, puisqu’un entrepreneur empruntera à un taux supérieur à la croissance de ses activités tandis que les prédateurs de la finance qui emprunteront également pourront acheter des titres boursiers et les revendre avec une confortable plus value, sans pour autant qu’une richesse physique réelle ne soit créée.. Ce système financier ne distingue pas la sphère économique  réelle de la sphère virtuelle .

Anti-économique, car le crédit bancaire, qui alimente le marché boursier, donne naissance à la bulle spéculative.

Tyrannique, puisque le crédit émis par des banques qui se comportent comme de véritables instituts d’émission privés peut déstabiliser des pans entiers de l’économie, des régions, des nations, des groupes de nations, faire chuter leur monnaie, entraîner les peuples dans le protectionnisme le plus total et la guerre.

----------

Cette permissibilité signe la démission du politique devant la finance d’autant que les réserves de l’ensemble des banques centrales ne dépassent pas 10 % de monnaie aujourd’hui existante.

Remettre la finance au service de l’homme est l’objectif de la réforme que nous préconisions. Elle suppose la mise en place d’un crédit social qui s’articule autour de l’émission, de la distribution et de la circulation  (ou du circuit) monétaires.

 La réforme de l’émission exige un retour à un taux de couverture intégrale de tous les dépôts bancaires par de la monnaie d’origine centrale. Ce taux de couverture intégrale des dépôts, ou 100 % monnaie, rendrait à la Banque centrale tout son pouvoir de création monétaire.  Comme la Banque centrale ne refinancera plus les banques secondaires, elle aura pour mission de préfinancer les activités économiques.

  La réforme de la distribution pourrait éliminer les caractères onéreux et ségrégationniste du système financier actuel. Comme le crédit est un bien commun qui monétise de l’ensemble de la productivité d’un espace économique donné, il doit être distribué mutuellement à tous sous forme de dividende, issu du progrès.

Préfinancé et distribué mutuellement à tous, il n’a plus à subir l’intérêt qui ne se justifiait que pour en limiter le volume dans le cadre des opérations de refinancement bancaires d’offre et de demande.

Il peut alors être émis sans intérêt et distribué sous forme de dividende à tous.

La réforme de la circulation, ou du circuit, a pour objectif de rendre au crédit sa fonction initiale qui est d’être au service de l’économie, de la production et de la consommation, de combler l’écart récessionniste provoqué épisodiquement par le déséquilibre entre la monnaie en circulation et la production offerte. Or, le crédit est détourné de cette mission économique en venant gonfler les bulles spéculatives des actifs financiers.

 Il conviendrait:
1 - Qu'un volume de monnaie de crédit social soit émis par la Banque centrale et distribué selon le voeu des acteurs locaux sous forme de dividende, libre d’être consommé ou épargné, ou de compensation des baisses de prix consentis par les producteurs
2 - Qu'ensuite
un même volume monétaire soit annulé par retour à l’émetteur, après avoir ainsi irrigué les diverses branches des activités économiques réelles.

Ainsi, en circulant en circuit fermé entre la production et la consommation, la monnaie de crédit - devenu social - ne peut plus, en conséquence, s’échapper vers la thésaurisation ou des achats spéculatifs financiers. Après chaque annulation, un nouveau volume de crédit social est alors réinjecté.


<< | Dans l'ordre "Fragments" | >>