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1 - Divers de "Fragments"

 

L’équation de Sautter – En physique, l’équation E = 1/2 mv 2 calcule cinétique d’un corps en mouvement comme la moitié du produit de la masse par le carré de la vitesse. L’ancien ministre des finances Christian Sautter s’en est inspiré dans un récent ouvrage collectif du Cercle des économistes * pour démontrer que la force vive (le dynamisme ou l’énergie) d’un pays est égale à la moitié de sa masse (son PIB) par le carré de sa croissance, soit 1/2 PIB x taux de croissance.


Création de richesse et formation de fortune. Selon des études de la Banque Merrill Lynch, les Bourses mondiales ont gagné 37 % en moyenne en 1999. Les envolées boursières les plus remarquables furent celles des marchés allemand et français

La Société Générale, comme Merrill Lynch, souligne que “ L’Europe va devenir la première zone mondiale de création de richesse ”.  De fait, si les fortunes traditionnelles européennes étaient pour 51 % d’origine familiale, ces sources n’expliqueront plus que 43 % des fortunes dans l’avenir alors que les cotations en Bourse en justifieront 27 %. Le travail n’a qu’à bien se tenir ! 


www.beenz.com est le site  du “ beenz ” qui se présente comme la monnaie du web, “ alternative à l’argent, acceptable dans le monde entier ”. La  société beenz..com fédère de nombreux sites, permettant d’acheter des produits et services les plus divers alors que d’autres préfèrent convertir le beenz au taux de 200 pour 1 $. Présente dans de nombreuses villes américaines, la société Beenz est devenue la gérante de la première monnaie privée de l’ère numérique.

Les économistes spécialisés dans l’Internet suivent sa progression en attendant des monnaies concurrentes, “ toutes à vocation  mondiale, qui seraient régulées par des mini banques centrales privées, elles-mêmes contrôlées par de grandes entreprises ”. Les nouvelles 200 familles en quelque sorte ! Faute de contrôle, les Etats seraient alors confrontés à un défi inédit sur les transactions échappant à la TVA et à l’impôt sur le revenu.      


Partage de la valeur ajoutée. En 1999, les entreprises ont perçu 41 % de la valeur ajoutée sous forme de profits, les employés 52 % sous forme de salaires et l’Etat 7 % sous forme d’impôts. Comme en 1990.

Cependant à masse salariale constante, les salaires nets ont été rongé sur la période 90-96 par la hausse des cotisations sociales qui a augmenté les revenus de transfert sous forme de redistribution sociale. Depuis 1997, comme les embauches ont augmenté le nombre d’intéressés par la même part de valeur ajoutée, ce sont donc les parts unitaires distribuées dans chaque salaire qui ont baissé.  En d’autres termes, si la part de la valeur ajoutée remise aux salariés reste stable, l’évolution de sa structure au profit des charges sociales et des créations d’emplois conduit à réduire le niveau moyen du pouvoir d’achat par agent.


“ L’Afrique s’enfonce dans la misère ” constate le récent rapport de la Banque mondiale (31 mai 2000) “ L’Afrique peut-elle revendiquer sa place au XXIe siècle ”..

Les pays industrialisés avaient promis de consacrer 0,7 % de leur PIB à son développement. Ce pourcentage fut revu à la baisse, notamment pour les Etats-Unis qui ne lui consacrent que 0,1 % de leur PIB.

Le revenu moyen par habitant a baissé en Afrique depuis la fin des années 1960 depuis la phase de la fin de la décolonisation,. Le revenu total de la région (48 Etats africains) est tout juste supérieur à celui de la Belgique. L’Afrique possède aussi moins de routes que la Pologne. Le PIB moyen des Etats est légèrement supérieur à 2 milliards de dollars, soit celui d’une ville de 60.000 habitants dans un pays riche.

Le PIB africain s’élève à 333,8 milliards de dollars, soit 1 % du PIB mondial pour 2 % d’échanges internationaux. La part africaine d’exportation de produits manufacturiers est nulle, tandis que ses parts de marché, y compris dans le commerce de matières premières, régressent.


Le prix de la séduction. La croissance française pour 2000 devrait osciller entre 3 % et 4 % selon les prévisionnistes. Le chômage est tombé à son plus bas niveau (10,6 % de la population active en fin 1999) depuis 7 ans.

La demande extérieure se renforce alors que la nouvelle économie (informatique, téléphonie)  peut accélérer le mouvement de redressement.

Ce constat attire les investisseurs anglo-saxons. L’un d’entre eux (Flemings, Grande  Bretagne) souligne : “ Le développement de l’Internet exercera une pression à la baisse des prix qui aura, d’une part, des conséquences bénéfiques sur la consommation des ménages et, d’autre part, des retombées dynamisantes sur les entreprises. Celles-ci  seront forcées à être plus compétitives et à réduire leurs coûts. Les suppressions d’emplois associées à la réduction de ces coûts aura un impact moins douloureux sur le taux de chômage car, avec l’accélération du rythme de croissance de plus de 3 % en France, les chômeurs pourront retrouver un autre emploi ”

On sait que de nombreux fonds de pension, d’assurances, d’épargne, demandent 15 % pour entrer dans une société, et en vérifie la potentialité passée et future. Ils utilisent à cette fin le ROE (Return on Equity). Or, souligne J. Paul Betbèze (Crédit Lyonnais), sur longue période, la rentabilité réelle des actions aux Etats-Unis fut de 7,2 % par an de 1925 à nos jours, soit 10 % en nominal.

Il convient donc d’accroître d’1/3 la rentabilité du capital, cerner le capital sous-utilisé, diminuer les coûts, céder l’activité qui rapporte le moins, optimiser les processus de production par des économies d’échelle, puis de gamme, et enfin d’envergure.

Les technologies actuelles de l’information s’y prêtent, alors toutes les firmes développent le même choix en matière financière alors qu’elles veulent se concurrencer et   adopter des stratégies différentes. La norme de 15 % permet ainsi de réaliser des OPE (Offres Publiques d’Echanges d’actions fondées sur des ROE futures), sans bourse délier.

Les fonds ne font ainsi pas baisser les taux de profit, comme le souhaitait Keynes, mais par les effets de mimétisme qui leur sont appliqués, prennent le risque de remettre en cause le capitalisme.


mondialisation

Le sous-emploi actuel peut se décomposer en 5 composantes :

1- le chômage chronique qui résulte de revenus du travail supérieurs à la productivité de celui-ci. Même s’ils sont socialement justifiés, les minima salariaux (Smic) et allocations de chômage sont économiquement injustifiés.

2- le chômage libre-échangiste mondialiste issu de la libre concurrence entre pays à salaires disproportionnés. Notre balance commerciale peut être excédentaire mais notre balance des emplois reste déficitaire.

3- le chômage dû à l’immigration

4- le chômage technologique qui provient d’une adaptation difficile des demandes d’emploi aux offres nouvelles, et implique des mutations du système productif.

5- le chômage conjoncturel résultant des fluctuations économiques.

 

Politique sociale des emplois

24,5 %

Libre échange mondialiste

50,7 %

Immigration extra communautaire

17 %

Progrès technologique

5,2 %

Conjoncture

2,6 %

Les statistiques officielles du chômage ne tiennent pas compte des agents sans emplois bénéficiant d’un traitement social sous forme de fin d’activité anticipé ou d’emploi aidé. Ce sous-emploi fausse la répartition des revenus et compromet la protection sociale. En fait, sans traitement social, le chômage aurait atteint 5 millions d’agents dès 1995.

La cause majeure de ce chômage reste la libéralisation mondiale des échanges, aggravée par des taux de changes flottants et une sous-évaluation de certaines monnaies.


Protectionnisme
- Le rapport 2001 de la Banque mondiale sur «  les perspectives économiques mondiales et les pays en développement »  déplore que les pays les plus pauvres du monde n’aient pas profité de l’ouverture croissante de l’économie mondiale en raison des quasi-protectionnismes des pays riches à leur encontre. Le rapport souligne notamment les tarifs douaniers sur les produits agricoles qui leur sont appliqués (plus de 100 % sur la viande, les produits laitiers, 180 % sur les fruits et légumes au delà de la limite du contingent en Union européenne) par rapport aux importations des autres pays.

Il estime également que les sanctions commerciales subies par les pays du tiers-monde pour non application des normes fondamentales du travail (liberté d’association, abolition de l’esclavage et du travail des enfants) peuvent constituer un protectionnisme déguisé qui risque d’aller à l’encontre du but fixé, car il limite « l’accès des pays en développement aux marchés internationaux sans les aider à améliorer le bien-être ».


Compétitivité - Productivité
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Selon une étude de l’Institut suisse MD International, la France, 5e pays du monde pour la productivité du travail, ne serait plus que 19e relativement à sa compétitivité globale.

Pour déterminer la compétitivité globale des pays étudiés, MD International a considéré et pondéré 290 critères d’environnement des entreprises, environnement fiscal, politique, formation – enseignement, efficacité des managers, dynamisme des marchés financiers, qualité de vie.

Compétitivité des pays
en indice

Productivité du travail
PNB heure/salarié en $

1e Etats-Unis

100

3e Etats-Unis

32,60

3e Finlande

80,87

13e Finlande

27,91

4ePays Bas

79,47

10ePays Bas

29,10

6eLuxembourg

76,64

1eLuxembourg  

38,14

19e France

68,29

6e France

32,35

20e Belgique

65,68

2e Belgique

36,85


Qualité de vie et croissance.  La qualité de vie est également l’une des préoccupations de J.M. Harribey (Université  Bordeaux II) qui s’interroge sur le contenu de la croissance : « Vente record d’auto-mobiles et de téléphones portables : où est le mieux être ? On applaudit à l’utilisation des gains de productivité pour augmenter les quantités produites, sans égard pour leur qualité et les conditions dans lesquelles elles sont obtenues. Et si demain les ventes d’automobiles diminuaient et les réseaux de transport en commun se développaient dans les villes encombrées et polluées, peut-être le PIB croîtrait-il moins vite, mais le mieux-être y gagnerait. Cela traduirait un usage différent des gains de productivité, plus soucieux de l’avenir ». 


Spéculation au quotidien


Lors de la vente partielle de France Télécom, le prix de l’action fut fixé à 182 F pour le public et, dans le cadre de la participation d’entreprise, à 152,90 F à ses agents,  abondée d’une prime s’ils ne  revendaient pas avant deux ans.
Informé de ce rabais accordé aux salariés de l’entreprise,  Natexis, filiale du Crédit National et de la BFCE, proposa à certains d’entre eux un prêt de 823.200 F afin qu’ils achètent, sans bourse délier,  la quantité d’actions autorisée et qu’ils la  gardent pendant deux ans.
En contrepartie, l’agent doit rembourser le prêt en cédant à Nataxis la quantité d’actions achetées, ainsi que les dividendes enregistrés et 40 % des plus values potentielles supérieures à 152,90 F par action. Dans ce montage, l’agent conserve ainsi 60 % des bénéfices réalisés sur une somme de 823.000 F.

Exemple : Si l’action gagne 30 % en 2 ans, le gain en capital excède 290.000 F. Si le cours de l’action reste stable, la revente de 823.000 F d’action à 182 F unitaire laisse encore un profit proche de 100.000F.

 

 

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